Samedi 12 mars 2016

 

Je l'ai lu ce bouquin pendant les vacances et il est vraiment chouette.

Laurent Gerra sortant du registre pour lequel on le connaît a voulu réaliser ce qui lui tenait à coeur depuis son adolescence : un devoir de mémoire.
Il nous livre ainsi un ouvrage en deux parties :
1 – Les mémoires de son grand-père écrites à la veillée sur un simple cahier et relatant « sa » guerre. Ce grand-père a été militaire pendant la seconde guerre mondiale, croyant au bon sens des stratèges et de sa hiérarchie, a vécu la débâcle, a été fait prisonnier, travailleur dans les fermes allemandes, s'est évadé et de retour dans sa région, est entré en résistance dans les maquis de l'ain.
2 – La mémoire qu'il a lui, quand il était enfant, de ce grand-père qu'il n'a connu que pendant les dix premières années de sa vie.
Que ce soit le style du récit du grand-père ou celui de Laurent Gerra, tout cela est raconté avec simplicité, dans une écriture fine et légère qui se lit avec intérêt et devient vite addictive. On entre facilement dans ce bouquin et on n'en sort plus difficilement.
J'ai apprécié qu'il n'y ait au fil des pages, aucune velléité de vengeance, de reproche. Même le grand-père qui a vécu des moments peu sympathiques (c'est le moins que l'on puisse dire…) raconte les faits avec une pointe d'humour, sans se plaindre, ne retenant seulement que des idées positives de sa vie pendant la guerre.
De la même façon, il fait un récit de guerre et de résistance vrai, sans enjoliver les faits, acceptant de se livrer parfois dans des situations peu glorieuses.
Ce sont deux parties qui forment deux témoignages touchants, plaisants et pleins d'altruisme.
Cela se lit vite, et cela fait du bien. Cela donne envie de se souvenir aussi des nos propres anciens.

Epilogue : Tout commence par un simple carnet de la taille d’un cahier d’écolier,
aux lignes régulières, dont Laurent Gerra ne s’est jamais séparé et
auquel il a toujours accordé la première place dans son caeur. II s’agit
du Journal de guerre de son grand-père, qui l’a écrit sous ses yeux,
lorsqu’il était enfant. Avec quelques ratures ici ou là, le texte a été
rédigé d’un seul jet, comme un récit qu’on porte en soi depuis trop
longtemps. Bien des années plus tard, l’humoriste décide de le faire
connaître. D’autant que ces souvenirs témoignent de la « drôle de guerre
» vécue par tant de Français à partir de l’été 1939... Et voilà que
revivent sous nos yeux un autre temps, une autre époque et
l’irréductible complicité entre un grand-père et son petit-fils. Car
Laurent Gerra a grandi auprès de cet homme qui lui a raconté sa guerre,
de la mobilisation à son entrée en résistance, mais aussi la vie, la
nature qu’il aimait tant et, sans le savoir, lui a mis le pied à
l’étrier en lui offrant un jour, son premier public. Ce fut le déclic de
la passion. II n’avait pas 5 ans...

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