Jeudi 18 févriers 2016

 

Afin de suivre un peu le "fil conducteur" de ce blog", voici un extrait de Elle sur la congélatio ndes ovocytes.  

"Tous les pays européens autorisent à vitrifier (congeler rapidement) ses ovules et à les stocker par moin 196° C dans de l'azote liquide pour lutter contre labaisse de la ferttilité lié à l'âge. Tous, sauf la France qui presiste à réserver cette technique aux patientes qu'un traitement médical risque de rendre stérile ou à celle qui souffrent d'une endométriose sévère (cas du syndrôme de Turner). Avec la loi de bioéthique votée en 2011, prévoyant de permettre aux femmes qui font un don d'ovocytes d'en préserver une partie pour leur propre usage, on pouvait espérer une ouverture. Mais celle-ci se révèle finalement très limitée. Pourquoi un tel blocage, quand la possibilité de congeler ses gamètes est offerte aux hommes? De nombreuses françaises se rendent dans les cliniques privées en dehors de l'hexagone pour le faire.

Contrairement à ce que l'on croit, le principal moteur n'est pas la carrière mais le désir de conjugalité, explique la sociologue de la reproduction Dominique Mehl. La plupart des femmes qui, vers 40 ans tendent d'avoir leur premier enfant ont longtemps attendu de rencontrer un conjoint. Avoir un bébé à deux reste le rêve des trentenaires qui ont décidé d'aller congeler leurs ovules à l'étranger. Quand on interroge celles qui galèrent de fiv en fiv, toutes sont unanimes "si j'avais pu congeler, je l'aurais fait". On ne le dira pas assez, l'AMP (aide médicale à la procréation) ne peut presque rien contre l'âge _ le nombre de grossesses obtenues par fécondation in vitro chute après l'âge de 37 ans_ alors que l'autoconservation oui. Actuellement la sécurité sociale rembourse jusqu'à quatre tentatives de fiv avant 43 ans. Qui prend en charge le coût de la procédure ? Ferait-on la même distinction qu'entre la chirurgie mammaire réparatrice (remboursé par la sécu) et le chirurgie esthétique (pas remboursée) ?

Selon le célèbre gynécologue et papa du "bébé éprouvette " René Frydman : "Reste un problème de fond, au nom de quoi justifie t-on d'entraver le principe d'autonomie reproductive des femmes alors que ce n'est pas le cas pour les hommes. Il s'agit donc d'une position propre à notre pensée dominante qui, après s'être opposée à l'accès à la contraception, au droit à l'IVG, à la pratique de la fécondation in vitro, résiste encore au dernier pan de l'autonomie des femmes qui souhaitent être actrices de leur maternité, donc de leur vie de femme"

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