Lundi 11 novembre 2013

 

A l'approche des commémorations du début de la Grande Guerre, et en ce 11 novembre -date de l'armistice-; juste un petit opus sur le livre (que je n'ai pas encore lu, mais j'y compte bien) "Au revoir là-haut" de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013.

 

Sur les ruines du plus grand carnage du XXe siècle, deux rescapés des tranchées, passablement abîmés, prennent leur revanche en réalisant une escroquerie aussi spectaculaire qu'amorale. Des sentiers de la gloire à la subversion de la patrie victorieuse, ils vont découvrir que la France ne plaisante pas avec ses morts...
Fresque d'une rare cruauté, remarquable par son architecture et sa puissance d'évocation, Au revoir là-haut est le grand roman de l'après-guerre de 14, de l'illusion de l'armistice, de l'État qui glorifie ses disparus et se débarrasse de vivants trop encombrants, de l'abomination érigée en vertu.
Dans l'atmosphère crépusculaire des lendemains qui déchantent, peuplée de misérables pantins et de lâches reçus en héros, Pierre Lemaitre compose la grande tragédie de cette génération perdue avec un talent et une maîtrise impressionnants.

 

 

La pleureuse de Termignon la Vanoise (Maurienne) -Monument aux morts

Une femme, en costume du pays, pleure un proche perdu à la guerre au-dessous de l'église de Termignon-La-Vanoise. Cette oeuvre de Luc Jaggi-Couvert, sculpteur suisse, originaire de Termignon-La-Vanoise, a été un des premiers monuments aux morts pacifistes. Alors que la plupart exaltent les vertus patriotiques, celui de la Pleureuse proteste contre la guerre et met en lumière la douleur d'une mère ou d'une épouse face à la perte d'un être aimé.